Frank Flying Brebi'z Team

03 novembre 2007

Comment c'est venu

ECUMING ZE ROAD SINCE ….   Testi_20Champion_201970

50 ans dans un an !
Il me fallait un projet, un vrai, quelque chose qui sorte de l’ordinaire tout en restant attaché à ce qui compte le plus pour moi :
la famille, les amis, la moto.
Ceci posé il fallait choisir quelque chose que je sache bien faire…
Piloter ?
Dire que je pilote comme un poireau c’est faire insulte à tous les légumes, je n’ai jamais pu suivre suffisamment longtemps une bécane pour comprendre comment on fait pour aller vite.
Organiser ?
Ca oui, identifier les problèmes, chercher des solutions et parfois même en trouver cela me convenait mieux que d’entrer à fond dans un grand gauche en me demandant comment j’allais en sortir.

A partir de là l’actualité et de saines lectures (MJ) ont fait le reste : en voyant l’article sur les concurrents du tour de France DDTM « classique » je me suis dit : « On va le faire - ça c’est pour nous »

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10 novembre 2007

LES PORTRAITS

Plus de trente ans sur deux roues ça laisse des traces (j’ai dit des traces pas des cicatrices) : des amitiés indéfectibles, une famille qui a choppé le virus, et assez d’anecdotes pour passer des nuits blanches à rêver.
Difficile de parler en quelques lignes de personnes qui me sont proches depuis de nombreuses années.
Il s’agit donc juste de les présenter pas de dire tout ce que je pense d’eux

Voici donc quelques spécimens de la tribu constituée au fil des ans.

BRUNO – Top Pilote du FFBT

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Après un début de carrière chaotique - qui lui a permis de dresser une cartographie des meilleurs hôpitaux du sud de la France -, Bruno s’est imposé comme un top pilote capable de briller sur tous les tracés avec toutes les machines

Son secret : un style épuré et une devise de feu : « tout peut cabrer et tout peut racler »

ALAIN

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Alain est un pilote qui use très peu ses freins, je n’ai jamais pu le suivre assez longtemps pour comprendre comment il fait mais c’est vraiment un bonheur de le voir rouler

Pour le reste sa bonne humeur permanente est si communicative qu’il serait capable de dérider un congrès du parti socialiste.

FREDERIC

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Frédéric a arrêté la moto pendant 25 ans et arrêté de fumer depuis trente ans, la seule chose qu’il n’a jamais arrêtée (depuis 38 ans !) c’est d’être mon ami.

JEAN PAUL

Peut être le plus motard d’entre nous alors qu’il n’en chevauche pas (de moto, parce que pour le reste….) A part ça il sait tout faire, un peu comme un couteau suisse qui se tiendrait bien à l’apéro.

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JEAN LUC D

Un véritable habitué des vieilles (dont certaines sont même classées X) sa voix douce et mélodieuse pourrait laisser croire que c’est un calme, mais au guidon de n’importe quelle bécane c’est un client sérieux.

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MIREILLE

La coéquipière idéale... sur une moto et dans la vie.

GRIB

ANNIE

Annie elle ne prend pas beaucoup de place et elle ne parle pas beaucoup (contrairement à d’autres…) ce qui fait déjà deux énormes qualités pour un motard. Mais surtout Annie elle est adorable, si t’aimes pas Annie c’est que t’as un QI négatif.

LAURENCE

Laurence certains disent que c’est un ange. Ca prouve qu’ils n’y connaissent rien aux anges, car Laurence elle est vachement mieux qu’un ange.

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ANNE CECILE

Elle aurait pu mal très mal finir, genre tailleur chanel et attaché case, heureusement elle a un bon fond et elle est restée sur le droit chemin (cuir ségura multicolore) mais en tailleur ou en cuir elle reste toujours souriante.

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VERONIQUE

C’est la petite dernière de l’équipe (j’ai pas dit la petite jeune), elle n’est pas avec nous depuis longtemps mais bizarrement on à l’impression qu’elle a toujours été là

Pour dire si elle était soluble dans la tribu

MUMU

A force de récupérer des trucs étranges elle a fini par ramener un charpentier (bien charpenté) visiblement elle le regrette pas car elle est toujours souriante (comme toute sa famille d’ailleurs)

JOHAN (Dit YOYO) yo1

JOHAN a très vite compris deux choses : la voiture c’est dangereux et s’attaquer au record de fractures de E.KNIEVEL n’a pas un grand intérêt.

Il s’est donc mis à la moto pour rejoindre la génération des ptis c jeunes pilotes très doués.

Pour affiner son pilotage il a recours à une technique personnelle de concentration très élaborée qu’il pratique pendant des heures et des heures : allongé les yeux fermés. Le pire c’est que ça marche

JEAN LUC P

Jean Luc il a un cœur si grand qu’il lui fallait cette carrure de déménageur pour le mettre à l’abri …. Et les bras de Brigitte pour garder le tout.

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09 janvier 2008

C’EST PARTI !!!

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Ce matin le site du DARK DOG MOTO TOUR  a été mis à jour http://www.moto-tour.com/2008/  pour nous dire que les inscriptions ouvriraient fin janvier et que le parcours serait connu à ce moment là

Mais le plus important est que nous connaissons enfin les dates de déroulement de l’épreuve

DU 26 SEPTEMBRE AU 5 OCTOBRE 2008

Ce qui montre que :

-          Vous devez au plus tôt bloquer vos agendas pour cette période

-         Bizarrement ma réputation de pilote n’est pas arrivée jusqu’aux oreilles des organisateurs puisque j’aurais aimé que le tour se termine, comme l’année dernière, le dix octobre – jour de mon anniversaire.

-         On aura peut être un peu moins froid dans le grand nord (beaucoup d’étapes se situent au nord d’Orange)

Pour le coup le projet me semble plus concret je réalise à quel point il fallait être fou pour se lancer dans cette aventure, ce qui tombe bien la folie étant un des nombreux points communs des membres de notre team.

DES NOUVELLES DE L’ASSOCIATION

Nous avons crée une association pour recevoir les (très) nombreux dons qui permettront de donner à notre projet une dimension élyséenne

La première AG s’est tenue au siège, à BAR (bien sur). Pour faciliter le fonctionnement de la démocratie associative j’avais rédigé le compte rendu avant, nous avons pu ainsi gagner du temps pour passer à l’essentiel (l’apéro)

Ce qui avance :

-        Grâce  à Alain nous avons un sponsor de dimension mondiale (si si !) en effet MOTUL nous fournira en huiles pour toute la course

-         Nous allons bientôt solliciter d’autres entreprises en espérant que ça marche

-         Les membres présents ont fait de généreuses donations qui nous ont permis augmenter sensiblement le montant de nos réserves (comme on partait de zéro c’était pas trop dur)

-         Malgré nos réticences légitimes sur sa moralité nous avons décidé d’ouvrir un compte dans l’établissement financier où travaille Frédéric

-         Notre association devrait bientôt s’enrichir de deux nouveaux membres (Jean Luc et Brigitte) dont vous verrez bientôt les portraits.

Ce qui manque encore :
             Une moto
                  Un véhicule d’assistance
      
          De quoi payer les frais d’inscription et l’essence

Bref comme vous le voyez nous avons fait l’essentiel (quand je vous le disais que c’est un projet de fou !)

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14 février 2008

ON A UNE MOTO !!!

Traque sur Internet :

Ca y est, après le pilote on a la moto ! (Décidemment notre progression est étonnamment logique)

Après des semaines de traque sur internet avec l’aide d’Alain, au bout desquelles on aurait pu écrire une thèse sur la vente de moto ancienne en ligne, on a fini par trouver notre perle rare à savoir une moto :

-          De plus de 25 ans (règlement oblige)

-          Dans un état correct (je ne suis pas vraiment un pro de la mécanique)

-          Qui ne soit pas au bout du monde (aller voir une superbe occase à CHARLEVILLE MEZIERES en février c’est certes tentant mais un peu compliqué)

-          Dans nos prix (voir le chapitre suivant)

La vitesse de la moto avait peu d’importance notre pilote étant capable d’atomiser tout ce qui roule avec n’importe quelle trapadelle (les lecteurs du nord se feront expliquer ce mot par ceux du sud) mais on avait quand même quelques idées

Et finalement donc on a trouvé à VALENCE une superbe 900 HONDA BOL D’OR

La plus belle moto du monde :

Pour des jeunes comme nous la Bol d’or c’est une moto mythique, celle dont on rêvait quand on avait 20 ans (il y cinq ou six ans …) mais qui était trop chère car trop récente.

Celle de notre team est un modèle 1981 entièrement restaurée par son propriétaire – vrai passionné de la marque et du modèle – d’ailleurs même nous on l’a trouvé un peu barge : à titre d’exemple il est allé commander en Angleterre (par internet heureusement) les autocollants d’origine indiquant qu’il faut toujours porter son casque (ceux qui ont eu des veilles Honda voient de quoi je parle) donc le genre de truc qu’on enlève en premier quand on achète la moto neuve

Bref, elle est superbe, rapide et raisonnablement confortable pour le type d’épreuve que nous visons. Certes il y a du boulot a faire dessus (la carburation est dans un tel état qu’on dirait que c’est moi qui l’ai réglée) mais notre Directeur Général en charge des relations avec les humains a mobilisé toutes ses relations pour la confier à des pros et nous auront bientôt une moto neuve pour un bon prix

A ce sujet il faut que je vous raconte comment on l’a achetée

Frank négocie une moto (ou t’aurais du être trader à la Société Générale .. .)

Bruno et moi sommes donc monté à VALENCE voir la moto (pour beaucoup d’entre nous l’association MOTO/VALENCE évoque des souvenirs dont nos foies se souviennent encore)

On est monté en voiture et comme on comptait bien repartir avec la bécane Bruno avait mis son cuir et ses bottes, ce qui à chaque arrêt « café/clope » nous a valu un vrai succès d’estime (genre : celui là il a confiance dans son conducteur)

Arrivés sur place le propriétaire nous a expliqué pendant une heure tout ce qu’il avait fait sur la bécane. Quand on lui a dit qu’on comptait faire le moto tour avec on a cru qu’il allait pas nous la vendre, il a dit : une si belle moto pour faire de la course ??

Là il y a eu un grand moment de rock and roll car Bruno et moi, sans concertation, on a embrayé sur le thème :

Mais non c’est pas une vraie course…

C’est plutôt de la régularité, avec des vieilles bécanes et des vieux pilotes

(Bruno) Moi tirer sur une belle bécane comme ça ? Jamais !!

Et bien sur pendant ce temps là je l’imaginais à Carole ou à Magny Cours en train de faire frotter les cale-pieds pendant que des flammes énormes sortaient du pot d’échappement….

Du vrai Joe’Bar Team

Le proprio calmé on a pu passer à la partie financière ce qui m’a permis de mettre en avant mes talents de négociateur : je m’étais dit l’annonce est à 2 800, je vais lui proposer 2 600 et on négociera sur cette base (plutôt bien vu non ?)

Je prends donc mon chéquier, je le regarde droit dans les yeux et lui dit : 2 600 OK ?

Là je le vois se décomposer, je me dit « je suis un vrai dur en affaire mais c’est pour la bonne cause »

Sauf que le gars me dit : l’annonce était à 2 500, pourquoi voulez vous me payer plus ???

Inutile de dire que je suis resté sans voix, le mec me regardait comme si j’avais raté l’examen d’entrée chez les CRS pour cause insuffisance intellectuelle.

Il a du se dire qu’il avait tellement bien présenté la bécane que je lui en offrait plus que prévu. En fait , comme vous vous en doutez, j'avais simplement confondu avec le prix d'une des nombreuses autres annonces lues sur internet.

J’ai donc fait un cheque de 2 500 en me disant que quelque part j’économisais quand même 300 (il fallait bien que je me console)

L’essentiel c’est que maintenant on est un vrai team, on a un pilote et une moto. On n’attend plus que l’ouverture des inscriptions

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09 avril 2008

L’ARC DE TRIUMPH

On peut s’étonner qu’une Honda Bol d’Or se retrouve chez ce concessionnaire anglais mais il se trouve que celui-ci est un voisin de travail de notre directeur général en charge des relations avec les êtres humains et que son chef mécano est un fan de la préparation des motos classiques.

En ce dimanche matin la concession (qui fait aussi GUZZI, APRILIA et NORTON) avait organisé une journée portes ouvertes, on a donc débarqué avec les croissants et on a pu croiser un tas de motard appartenant à d’autres tribus.

A l’entrée se trouvait un super arc avec le nom de la concession ce qui leur a permis d’entendre 843 fois dans la journée : ah c’est l’arc de TRIUMPH ! (humour motard)

On a fait connaissance avec toute l’équipe et ensuite le chef mécano est allé chercher notre merveille pour la poser au milieu des autres motos.

Alors là inutile de vous dire que les RSV 1000, SPEED TRIPLE et autres STELVIO. (les civils se feront expliquer par les motards) faisaient pale figure à coté de notre Bol d’Or (seule une vénérable Le Mans II aurait pu la concurrencer mais elle était dans un tel état qu’on aurait dit que c’est moi qui l’avait remontée)

Comme toujours quand il est à coté d’une moto et pas sur une moto Bruno a vite été pris de tremblements, on lui a donc passé les commandes pour une série d’essais de la bécane. Là j’ai tout de suite compris qu’il voulait que le team lui offre des pneus neufs car il est sorti du parking en faisant des travers terribles (en langage motard des travers de porc).

Ensuite tous ceux qui le souhaitaient on pu essayer la moto et les autres ont pu faire quelques emplettes (c’est plus fort que nous quand on est dans un magasin de moto) voici quelques réactions :

Frédéric a pris un tel coup de jeune qu’il a senti que ses cheveux repoussaient sous le casque.

Il a fallu, pendant plus d’une heure, raconter des histoires tristes à Do pour effacer le sourire béat qu’il affichait à la descente de la bécane.

Bruno a fait un diagnostic super pointu de l’état de la moto que je vous rapporterais volontier si j’avais compris quelque chose.

Mireille en a profité pour acheter un superbe casque avec des fées dessus (de l’avis de tous elle pense que c’est la dernière chance de me transformer en vrai pilote).

Voila, ça n’a l’air de rien mais on a tous vécu un grand moment sur ce parking de concession, il y avait un peu plus que le plaisir que nous éprouvons en général à être entourés de bécanes et de motards.

On garde donc les doigts croisés (pratique pour piloter) en attendant la confirmation de notre inscription.

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NOTRE DEUXIEME ASSEMBLEE GENERALE

La deuxième assemblée générale de notre association s’est tenue dans la bonne ville de PERNES LES FONTAINES, nous avions choisi ce site pour trois bonnes raisons :

1-     Le cadre magnifique de cette ville médiévale était propice au recueillement et à la méditation qui entoure nos réunions.

2-     Véronique avait accepté de troquer sa tenue d’ombrella girl pour un mix « cosette / cendrillon » qui lui a permis de nous héberger, de nous nourrir et surtout de nous abreuver.

3-     On n’avait vraiment pas d’autre endroit où aller.

La séance s’est ouverte par la lecture de la lettre de Guy MOCQUET (sinon Frédéric avait menacé de nous boycotter), nous avons ensuite souhaité la bienvenue aux nouveaux et versé une larme Belgo / Commingeoise sur les absents

Les statuts de notre association prévoient que les AG doivent impérativement se tenir pendant les apéros.

Au moment de leur rédaction nous n’avions pas pensé qu’il faudrait adapter leur contenu à la capacité (décroissante) d’attention des interlocuteurs

C’est pourquoi nous avons pu, à toute vitesse, évoquer les points suivants :

1-     La moto est entre de bonnes mains (voir chapitre suivant).

2-     Je reprendrais bien un pastis.

3-     L’inscription est déposée on croise tous les doigts.

4-     Il reste du champagne ?

5-     Il y a, et c’est tant mieux, de plus en plus de membres qui vont venir suivre tout ou partie de la course.

6-     Je me ferais bien un 51.

7-     Nous estimons les dépenses hors moto à 8 500€ nous avons déjà les deux tiers de cette somme ce qui n’est pas si mal.

8-     Allez on ouvre la dernière bouteille de champ et on mange.

9-     Plus on avance plus on se rend compte que c’est un projet de fou (c’est d’ailleurs pour ça qu’on y est tous).

10- Ah bon on mange ? je me ressers un pastaga vite fait alors.

Voila je crois n’avoir rien oublié, en tout cas c’est tout de dont je me souvenais au réveil.

Nous avons donc fini la soirée à méditer en silence sur notre projet, le tout bien sur dans le plus grand sérieux malgré les tentatives désespérées d’Alain pour nous arracher un sourire

Ensuite on s’est couché tôt car le lendemain nous avions un rendez-vous très important : la présentation à tous les membres de la moto qui va gagner le prochain moto tour dans la catégorie classique (la notre pour les dubitatifs)

Celle-ci étant en cours de préparation chez le concessionnaire TRIUMPH d’Avignon on s’y est tous retrouvés le lendemain matin

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26 mai 2008

ENCORE UNE AG

La troisième AG de notre association s’est tenue à MONTPELLIER au domicile du secrétaire à tout faire et de son conjoint.

Elle devait être groupée avec un important rassemblement motocycliste (deux TDM, un HORNET, un BOL D’OR et un R1200GS) malheureusement les pluies diluviennes et les risques d’orages ont dissuadés cette bande de taf les sages membres de l’association qui n’ont pas voulu prendre le risque d’une blessure à quelques mois de l’épreuve

IT’S A LONG WAY TO MONTPELLIER

Les moyens de transport retenus pour rejoindre de l’AG ont été les suivants :

BRUNO et LAURENCE : voiture (le BOL D’OR étant encore chez des mécanos) pas d’incident notable à signaler

JEAN – LUC (D) : voiture, pas d’incident notable à signaler si ce n’est qu’il a pesté tout le week – end contre un temps qui était beaucoup moins terrible que ce qui avait été annoncé ce qui bien sur lui a fait regretter son choix de véhicule

ALAIN, ANNIE, FREDERIC, VERONIQUE, JEAN-LUC (P) et BRIGITTE : voiture ; une seule voiture pour toute cette équipe qui obtient du coup le trophée du développement durable. Pas d’incident notable à signaler si ce n’est – pour les garçons - une forte migraine à l’arrivée due semble-t-il à un bourdonnement incessant en provenance de la bouche des filles. Heureusement la pharmacie de la maison a permis de les soigner par les plantes (raisin, houblon, malt…)

JEAN – PAUL : train, pas d’incident notable à signaler puisqu’ il a mis 07H20 pour faire moins de trois cent kilomètres avec juste une panne de locomotive, un changement de train et un retard à l’arrivée de plus de trois heures (donc rien d’extraordinaire pour les habitués des lignes régionales)

ANNE – CECILE : MSN,  pour ceux qui ne maîtrisent pas aussi bien que Frédéric les nouvelles technologies il s’agit d’un outil qui allié à une caméra et un micro permet une participation certes à distance mais bien sympathique. En tout cas cela a permis à notre amie qui purge son STO en Belgique de nous faire au moins un petit coucou

MURIEL : avion, le seul problème c’est qu’elle a fait VILLENEUVE DE RIVIERE – SAINT GAUDENS – TOULOUSE – PARIS – MEXICO – ACAPULCO – PARIS – TOULOUSE (en plus c’est vrai !) donc du coup elle n’a pas pu arriver à temps.

DO : téléphone, certes ce n’est pas vraiment un moyen de transport mais d’une part ça nous a fait chaud au cœur de lui parler et d’autre part ça fait de lui le plus rapide sur la distance…

AU TRAVAIL :

Lors de l’AG précédente de nombreux membres avaient regretté la densité des travaux et le peu de temps laissé aux aspects ludiques

Nous avions donc décidé d’alléger un peu le programme de travail au bénéfice de la durée de l’apéritif.

Pour ce faire j’avais rédigé le compte rendu de la réunion bien avant sa tenue  - technique que je ne saurait trop conseiller aux managers de tout poil, délégués syndicaux et autres commentateurs de grand prix sur Eurosport (quoique je pense que ces derniers la pratiquent déjà)

Mais, alors que je me croyais débarrassé de ces harassantes formalités administratives (et que je m’octroyais un remontant bien mérité) BRUNO a sorti un papier d’une enveloppe en déclarant « maintenant Frank va nous lire ce document »

Un peu surpris je saisis la lettre qu’il me tend, j’identifie le logo du DARK DOG MOTO TOUR en me disant « tiens ils nous en envoyé une pub »

Je commence à lire mais en découvrant la phrase « nous avons le plaisir de vous confirmer votre participation au prochain tour de France moto » il m’est arrivé un truc bizarre : d’abord un problème inexplicable d’humidité sur mes lunettes qui ont sérieusement brouillé le texte puis un problème de corde vocale qui ont empêché les mots de continuer à sortir

Ca m’est tombé d’un coup là comme ça :

ON Y EST !!!

Je n’arrivais pas à le croire, ce projet de cinglés, cette bande de fous furieux qui prétendaient participer à une épreuve du championnat du monde des rallyes moto….

Malgré toute ma détermination il y avait souvent une petite voix dans ma tête qui disait c’est pas possible on sera pas retenus ils vont préférer des projets plus sérieux des teams plus expérimentés…

Et là (signé par Marc FONTAN lui-même s’il vous plait !) une lettre qui disait noir sur blanc qu’on allait le faire !

Impitoyable BRUNO m’a forcé à lire jusqu’au bout malgré mes problèmes techniques.

Il avait reçu la lettre la veille de notre assemblée générale (si c est pas un signe ça) et avait attendu qu’on soit tous ensemble pour nous faire la surprise.

AU BOULOT !

Nous avons bien sur considéré que, vu les circonstances, on pouvait exceptionnellement s’accorder un petit verre mais dans le même temps nous avons décidé de nous mettre au travail au plus tôt

On a donc tous demandé à Jean-Luc (D) de nous réveiller à la première heure le lendemain matin. Bien sur il a fallu insister, vous connaissez JLD : la discrétion même, toujours peur de déranger et presque incapable d’élever la voix

Mais bon il a su se faire violence pour nous lever aux aurores le lendemain matin.

A TABLE !

Tous réunis à MONTPELLIER  au mois de mai, il était impensable qu’on n’aille pas manger une paella chez René et Evelyne !

Certes personne n’avait envisagé que cela se ferait sous des trombes d’eau mais le sens de l’organisation de nos hôtes  a permis de traiter ce petit problème par le mépris. Evelyne a même accepté, à titre tout à fait exceptionnel, de déplacer des meubles à l’intérieur de sa maison (pour vous dire)

Bref cette délicieuse paella nous a tous rajeunis (même ceux qui étaient là pour la première fois tellement on a l’impression de se connaître depuis toujours)

Bien sur le temps a passé trop vite, on s’est retrouvé à ce dire au revoir alors qu’on avait encore tellement de choses à se dire (et de coups à boire) mais comme on est tous repartis avec un morceau de notre rêve commun on ne s’est pas vraiment quittés.

C’EST VRAIMENT PARTI !!

Ce coup ci il faut vraiment s’y mettre car le temps va passer vite, donc la chasse aux sponsors est ouverte (on accepte les barils de pétrole) et toutes les idées permettant de nous faire remarquer sont les bienvenues (vous auriez vu les sourires de BRIGITTE, VERONIQUE, LAURENCE, ANNIE et MIREILLE quand on a confirmé qu’elles porteraient des strings en laine de mouton de l’AVEYRON..)

Mais on a aucun doute là-dessus : on va le faire.

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04 juillet 2008

ROULAGES (MAMAN NE LIS PAS CE PASSAGE…)

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C’est bien beau de passer son temps en assemblées générales studieuses à analyser chaque détail de l’organisation

Mais parfois il faut entrer dans le vif du sujet et s’entraîner vraiment à rouler dans des conditions les plus proches possibles du tour de France moto.

Depuis que nous avons acheté boldorette (oui j’ai décidé de l’appeler comme ça, c’est nul mais c’est ma moto et je fais ce que je veux) nous avons procédé à plusieurs roulages de ce genre.

Ce qui suit représente seulement un extrait de ces moments car il n’est rien plus difficile à expliquer et donc à partager que ce que ressent un motard lorsqu’il se livre à son exercice favori

La première sortie de Boldorette

On l’avait vraiment gâtée notre moto : trois semaines dorlotée par un fan des motos anciennes (voir le chapitre « l’arc de triumph ») et une liste impressionnante d’interventions : carburation, pneus, durites aviation, batterie plus un tas de trucs que j’ai pas bien compris tout ça pour un montant qui me fait entendre un bruit de tiroir caisse à chaque fois qu’on la met sur la béquille.

Une fois prête Bruno et moi décidons de la remonter au siège de l’association (qui est aussi son domicile conjugal) via MONTPELLIER. On se choisit bien sur un itinéraire modèle « DARK DOG MOTO TOUR » et on y va sous un soleil radieux.

Dès les premiers virages Bruno se croit obligé de me rappeler à nouveau la différence entre un pilote, un poireau et un surdoué du guidon (chacun s’attribuera sa propre catégorie)

Pour les non spécialistes je précise qu’aller vite avec une moto moderne ne pose pas vraiment de problème : puissance des moteurs, qualité de suspensions et du freinage permettent  à la moto de pardonner toutes les erreurs du pilote (et c’est un spécialiste qui vous le dit)

Mais voir notre pilote au guidon de notre antiquité c’est un pur bonheur, cette capacité à tordre la bécane  à chaque freinage avant de la placer sur l’angle d’une manière impeccable et d’ouvrir en grand le plus tôt possible c’est un spectacle que peu de frimeurs en super sportive pourraient nous offrir.

Une précision pour ce qui ne connaîtraient pas l’expression « tordre la bécane » : et bien dans ce cas ce n’est pas une expression, il suffit d’imaginer la roue avant qui part d’une coté la roue arrière qui part de l’autre tout cela au moment du freinage et on peut se faire une idée de ce qu’est un vrai fondu.

Après quelques heures de ce charmant spectacle Bruno me propose d’échanger nos motos pour que je profite un peu de Boldorette. En me la passant il se contente d’un sobre : fais gaffe ça freine pas du tout.

Prudent je prends le guidon et commence à enquiller les virages sans forcer, la moto est étonnamment maniable vu son gabarit et son poids, le moteur est un peu haut dans les tours mais répond présent quand il le faut (j’ai toujours rêvé d’être journaliste à moto journal) quand aux freins Bruno n’avait pas menti c’est très loin de ce à quoi nous sommes habitués.

Le problème c’est que lors des enchaînements de grandes courbes on reste un moment sans freiner et que lorsque arrive un angle droit et qu’on freine comme avec une moto moderne on a droit à un « ça passe pas – ça passe pas ! » dans le plus pur style Joe Bar Team

J’arrive néanmoins à survivre jusqu’à une grande descente ou le moteur se met à ratatouiller, Bruno me voit en difficulté se tourne et me dit : t’as plus de phares !

A ce moment là et malgré la pente sévère le moteur s’arrête j’ai juste le temps de me ranger sur le bas coté à un endroit à peu près à l’abri des camions et caravanes.

Donc on résume : nous sommes au milieu de nulle part et ce n’est pas une image, pour que les plus jeunes me comprennent bien je ne prendrais qu’un exemple : les portables ne captaient pas (si si ça existe des coins comme ça)

Sur la carte un village au nom improbable se trouve à quelques kilomètres dans le sens de notre marche mais les chances d’y trouver un garage sont faibles.

En vrai pro de la course Bruno a, à ce moment là, la seule réaction adéquate : il sort son paquet de clopes et s’en allume une. Tout en tournant autour de la moto d’un air consterné nous avons alors une discussion d’une haute teneur philosophique sur : les motos anciennes, cette saloperie de vérole de faisceau électrique, le mec qui nous a vendu la bécane (dommage on avait pas de poupée de cire avec nous) et l’électricité en général.

Apres avoir bidouillé quelques trucs (je ne peux pas être plus précis) on décide de repartir en poussant (on était en descente je le rappelle) jusqu’au prochain village dans l’espoir de pouvoir y laisser la moto

Par principe Bruno essaie de relancer le moteur dans la descente et là … miracle ça repart

On poursuivra cette longue ballade sans phare ni clignos en prenant bien soin de se garer en pente à chaque arrêt (pratique surtout dans les stations service)

Je quitte Bruno à quelques kilomètres de chez lui pour regagner mon domicile et il téléphonera le soir pour m’annoncer que Boldorette est définitivement tombée en panne avant qu’il arrive et qu’il a donc fini cette première virée à la poussette (donc à l’ancienne en fait)

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A star is born (ou ces ptis cons ne respectent plus rien, ou Annie ne lis pas ce passage)

Quelques semaines plus tard, Boldorette réparée (en fait je ferais un chapitre spécial sur son séjour chez les mécanos) on décide de refaire un roulage avec cette fois Alain et son fils Thibault qui vient d’avoir son permis 125 et une superbe Honda CBR de la même cylindrée.

Bruno et moi faisons une étape de liaison pour rejoindre le domicile d’Alain et Annie puis nous partons tous les 4 pour une superbe spéciale autour du Ventoux (comme des cyclistes mais sans se shooter avant)

Equipe hétérogène au niveau des bécanes (900 Bol d’Or, R1200 GS, 850 TDM, 125 CBR) mais soudée par l’envie de rouler ensemble.

Avant le départ j’interroge Bruno sur l’état de mon pneu avant (18 000 kms quand même) il l’étudie attentivement puis me dit gravement : Frank tu peux attaquer.

J’ai compris alors ce que Jeanne d’Arc avait ressenti quand son pote Gaby lui a dit d’aller jouer les HORTEFEUX avec les anglais.

On commence par des routes très sinueuses ou les virages hyper serrés se succèdent de manière démentielle, pas un bout droit, que du bonheur.

Pendant que les deux grands partent devant (Bruno et Alain) les deux gamins (Thibault et moi) roulent un peu en retrait

Mais en retrait ça ne veut pas dire en se traînant, il ne me faut pas cinq minutes pour me rendre compte que Thibault a le potentiel d’un futur très grand. Ce gamin qui totalise 700 bornes de bécane en cumulé a des trajectoires et des freinages de vieux briscard des routes.

Dans la deuxième partie du tracé, qui comporte plus de courbes rapides, Bruno propose à Thibault de passer devant. Trois virages plus loin Alain se met à klaxonner pire qu’à un mariage élyséen. On regarde tous avec étonnement son visage blafard et ses yeux exorbités. Il fait signe à Thibault de repasser derrière et je réalise que, comme il nous le confirmera plus tard, c’est la première fois qu’il voit rouler son fils (du moins avec nous) et que ça lui fait trop peur pour qu’il reste concentré.

Honnêtement on ne peut pas lui en vouloir j’aurais fait pareil à sa place, sauf que moi si j’avais été devant comme Alain (oui je sais les probas sont faibles) j’aurais pas enquillé comme lui dans ces routes démoniaques.

Notre équipage a fait une sensation certaine auprès de tout ceux qu’on a croisés au bord de la route (ou qui plongeaient dans les fossés en nous voyant) et Thibault a assuré comme un chef pendant tout le trajet.

Il a même eu droit (pour le plus grand bonheur de son père) à des conseils de pilotage de Bruno lui aussi espanté par le talent du gamin.

Bref : doué + conseils de Bruno, déjà que j’ai du mal à le suivre la prochaine fois il me met la pâtée.

La morale de cette ballade c’est que l’âge de la moto ou sa cylindrée n’ont pas une grande importance et qu’un bon pilote peut rouler en 125 avec n’importe quelle autre bécane (en clair Jean – Paul c’est quand tu veux…)

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17 juillet 2008

DERNIERE AG AVANT……

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Il fallait bien que cela arrive, à force de réunions harassantes on s’est retrouvés à BAR à quelques semaines du départ de la course.

Pas mal d’absents compte tenu de la période : Jean- Luc et Brigitte retenus par d’autres obligations familiales, Anne- Cécile toujours bloquée en Belgique où – pour une raison inexplicable - le 14 juillet n’est pas un jour férié, Frédéric et Véronique qui préparaient je ne sais quel événement à connotation vaguement festive et enfin JLD victime d’un accident potager (il ne s’agit pas d’un problème survenu en compagnie d’un vieux copain mais d’un accident de jardin, les plus dangereux)

La meilleure façon de se retrouver…

Toujours naïfs nous pensions que la période serait propice aux ballades en bécanes et nous étions partis à plusieurs groupes destinés à se rejoindre.

Alain, Annie et notre nouvelle star Thibault sont venus nous rejoindre le vendredi à MONTPELLIER, je suis parti avec eux le samedi matin (Mireille devant travailler ce jour là elle nous à rejoint sur place avec ce véhicule à 4 roues que nous utilisons parfois)

Histoire d’aérer BOLDORETTE Bruno devait nous rejoindre sur la route ainsi que Do et Laurent venus l’un du nord l’autre du sud.

On a bien sur pris le chemin des écoliers qu’affectionnent tant les motards (pourquoi faire en trois heures ce que l’on peut faire en sept). Le premier RV était fixé à LACAUNE vers 12H30. Un peu avant cette riante cité on croise un collègue circulant à des vitesses non sarkoziennes en train d’atomiser une voiture. Au moment où on se fait signe en se croisant je me dit : belle bécane bleue et joli casque……Et au même moment on réalise tous qu’on venait de croiser Bruno largement en avance sur son horaire (on se demande pourquoi)

Le temps que celui-ci stoppe BOLDORETTE (environ trois kilomètres) et fasse demi tour nous avions accomplis notre première jonction.

A table Bruno nous dit : on a convenu avec Do de faire une halte à 15H00, et de se téléphoner pour voir où on se rejoint … On repart donc sous une pluie battante (normal on est un juillet) et quelques kilomètres plus loin on croise un motard qui semble vouloir passer le mur du son avec une bécane pas vraiment faite pour ça.

Là j’ai à peine pris le soin de vérifier, il était tellement évident que nous venions de croiser Do que j’ai freiné et fait demi tour sans attendre. On s’est retrouvé et arrêtés devant le panneau d’un lieu dit…. « Le Glandou »…Visiblement on état déjà connus dans le coin

Laurent nous a rejoint sur place portant notre nombre à six motos, ce qui, notamment en AVEYRON, ouvre des perspectives infinies…

Vivement la course ! (ce sera beaucoup moins dangereux)

Le lendemain dimanche après une gentille balade matinale on décide de se séparer en deux ateliers : promenade pédestre et arsouille bécanière.

Jean – Paul accepte de superviser le premier atelier (sinon il n’y aurait eu que des filles dedans et vous imaginez le résultat) ce qui donne aux membres du second toute latitude pour se lâcher un peu

Ceux qui n’ont jamais roulé avec Do ou Laurent (et qui donc ont a priori tous leurs points de permis) n’imaginent pas ce que peut être une arsouille à l’ancienne, je vais tenter cependant de vous en donner la recette :

Vous prenez six motards (chiffre non limitatif), vous vous assurez que les motos sont en bon état et que les pilotes ont rédigé leurs testaments.

Vous lâchez le tout sur des routes de campagne viroleuses à souhait et ornées des ingrédients qui évitent aux motards de tomber dans la facilité : gravillons, bouses de vaches, tracteurs, vieux au bord de la route.

Il est important, au moment du départ, que chacun annonce à voix haute qu’on n’est pas là pour se faire mal, que ces routes ne permettent pas de foncer comme des malades, que le paysage est joli (pour ce qu’on en verra !) et qu’il faut pas aller vite car on roule avec un jeune et en 125 en plus (tu parles !)

Une fois ces formules incantatoires prononcées nous partons tous gentiment à des allures raisonnables (ben oui faut bien faire chauffer les pneus !)

Evidement au bout de quelques kilomètres il y en a toujours un qui craque et ouvre en grands permettant à ceux qui l’observaient depuis un moment de prendre sa roue pour un baston d’enfer

Bien sur je ne pourrais pas vous donner beaucoup plus de détails vu qu’en quelques virage j’étais trop largué (et trop préoccupé à assurer ma survie) pour décrire ce combat de titans

J’ai donc suivi Thibault (mon nouvel ami d’enfance) à un rythme qui au dire d’Alain n’avait cependant rien de ridicule. A l’occasion d’un arrêt Alain est d’ailleurs revenu rouler avec nous avec ce sobre commentaire technique : ils sont fous.

Un tel commentaire venant d’un pilote comme Alain donne une idée de ce qui se passait devant, d’ailleurs nous nous en rendions bien compte, passant quelques minutes plus tard, en voyant les visages hagards des gens qui remontaient péniblement du fond des fossés où ils s’étaient jetés.

Une soirée au paradis

Le soir on était tous invités chez Serge et Christiane dans leur superbe île sur le VIAUR.

Pour tous ceux qui ne connaissent pas je ne vais pas trop décrire car je ne tiens pas, vu le succès mondial de ce blog, à voir débouler des hordes de touristes ou le championnat du monde de camping car.

Imaginez simplement ce que peu donner le cocktail suivant :

Rivière, apéro, amitié, grillades, amitié, guitare, Brassens etc

Même la pluie n’a pas réussi à nous ôter le sourire (tous ceux qui m’ont vu en « mode pluie » peuvent en témoigner)

Pendant que Jacques le père de Buno et Laurent (si si il a réussi a faire les deux) nous flashait à tour de bras nous pouvions mettre en pratique nos saines notions de diététique concernant les fameux « cinq fruits et légumes par jour » à savoir : anis, houblon, raisin, malt, prune.

Comment s’étonner dès lors de notre forme éclatante

Ca va trop vite

Le lundi (14 juillet) le réveil était un peu triste (en plus sans la voix de JLD c’est pas vraiment un réveil)

On est retournés sur l’île pour un dernier repas en commun avant de reprendre nos montures et de nous séparer

Comme toujours on s’est rendu compte qu’on avait encore plein de choses à se dire et que ce coup-ci on entrait dans la dernière ligne droite : le moto tour débute le 26/09, ce coup ci il va falloir s’y mettre sérieux

Pour finir sur une note souriante voici un extrait des meilleures répliques du week-end qui vous donneront une idée du niveau général :

Do (réaliste) : non j’ai pas fait un tout droit !

Bruno (optimiste) : mais non y pas de gravillons, c’est juste des panneaux qui annoncent les gravillons.

Jean – Paul (conjonctivite) : j’ai voulu les baiser et je me suis fait enculer…

Frank (motard atypique) : il va pleuvoir ? Chouette !

Annie (raisonnable) : la semaine prochaine on boit pas d’alcool, juste – en fin de repas- du vin sur le vin.

Jacques (observateur) : on parle beaucoup d’alcool sur ton blog

Frank (mauvais joueur) : non on parle de bécane aussi

Thibault (technique) : cette grande courbe je pensais pas qu’elle se passait à cette vitesse

Frank (livide) : moi non plus…

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28 août 2008

PLUS QU’UN MOIS !

Il nous semblait déjà avoir compris que le temps passe vite mais là c’est si rapide qu’on a l’impression que c’est Do qui pilote (avec à peu près le même niveau de sécurité)

La moto :

Bruno a rencontré des collègues qui font eux aussi la course en classique. Il en est revenu abasourdi par leur niveau de préparation et surtout par le fait qu’eux sont prêts depuis un moment

On pensait naïvement que dans cette catégorie il suffisait d’arriver avec une bécane conforme au règlement, mais en fait il y a tout un tas de préparations techniques à faire sur la moto, dont la plupart il est vrai tournent autour de la sécurité ce qui est rassurant.

De même on a découvert qu’il fallait partir avec un casque de moins de trois ans (j’ose pas vous dire l’age du casque de Bruno) et une protection dorsale (à porter sur toutes les épreuves)

Quant à tout ce qui tourne autour de la navigation (donc primordial pour un rallye) c’est carrément impressionnant, certains concurrents ont du matériel de science fiction qui leur calcule non seulement les itinéraires mais aussi les moyennes et les horaires d’arrivée (un peu comme si la SNCF fonctionnait)

Comme nous refusons de cautionner cette surenchère technologique (et surtout qu’on a pas les moyens) on a décidé de rester en « manuel » ce qui correspond plus, pour nous, à l’esprit de la course. Nous aurons donc un road book « papier » à l’ancienne.

On a donc mis les bouchées doubles en mobilisant les compétences :

Bruno : les dernières préparations techniques (bizarrement personne n’a songé à me demander de m’en occuper)

Jean-Paul : édition et mise en forme du road book

L’assistance :

L’équipe des suiveurs sera composée de Jean – Paul, Muriel, Laurence, Frank, Mireille et Jean-Luc PONS (donc que des pros de la mécanique moto)

Nous disposerons de trois véhicules :

Un camping car (seul véhicule autorisé à rentrer dans le paddock), une camionnette et une voiture. Cela peut paraître beaucoup mais cela ne sera pas de trop pour gérer à la fois la partie sommeil (on va quand même essayer de dormir un peu) et la partie assistance du pilote pendant les étapes.

Le camping car est loué (si on m’avait dit qu’un jour je lourais un camping car !) la camionnette est à Jean – Luc qui aura donc l’insigne honneur de monter BOLDORETTE jusqu’à REIMS et enfin Mireille et moi monterons avec notre voiture (dont ce sera de toutes les manières le dernier voyage)

La trouille :

J’ai beau faire le malin plus ça avance plus j’espère ne pas avoir oublié quelque chose d’important. Dans ce genre de projet c’est souvent le détail insignifiant qui peut transformer l’aventure en galère.

On saura vraiment où on en est au niveau financier quand on aura fini les dernières interventions sur BOLDORETTE soit d’ici une quinzaine de jours.

Mais de toutes les manières ce n’est pas l’argent qui arrêtera notre projet fou

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